
La charte de l’association se veut être un moyen d’affirmer son appartenance aux êtres humains sensibles, concernés, conscients et informés, qui souhaitent agir pour préserver les moyens de subsistances naturels de l’humanité. De plus, cette charte s’inscrit dans une volonté politique d’établir un lien de confiance entre les membres autour d’une organisation pacifique, d’entraide, de partage, de bienveillance et de don de soi. Cette charte doit prétendre à écarter les intérêts des êtres humains malveillants, la violence sous toute ses formes, les abus de faiblesse et la manipulation mentale et psychologique. Autrement dit, les membres qui adhèrent à cette charte font preuve de bonne foie, honnêteté, bienveillance, respect, tolérance, solidarité et altruisme. Pour ce faire la charte et ses membres doivent s’appuyer sur la lucidité, le réalisme pragmatique, l’objectivisme, le retour aux fondamentaux de l’existence humaine et l’écocentrisme. Pour que cette charte soit efficace, elle se doit d’être complétée, modifiée, améliorée par tous les membres de celle-ci.
Ecocentrisme :
L’éthique écocentrique, conçue par Aldo Leopold, affirme l’interdépendance de toutes les espèces, y compris les humains, dans les processus de vie. Les écrits d’Aldo Leopold et son idée de bonne gestion environnementale sont fondamentaux pour cette philosophie. L’écocentrisme se concentre sur la communauté biotique dans son ensemble et vise à maintenir la composition de l’écosystème ainsi que les processus écologiques.
l’anthropocentrisme est un adversaire redoutable de l’écocentrisme.
Vers des Communautés Écologiques Autonomes : Alternatives au Système Capitaliste
Que faire face à l’effondrement systémique ? Il est temps d’envisager d’autres voies. Partout dans le monde, des citoyens proposent des solutions concrètes, locales et durables. Ils ne veulent plus dépendre d’un État qui ne les protège pas ni d’un système économique qui les détruit.
Interdépendance de la Vie
L’écocentrisme reconnait la valeur intrinsèque de toutes les formes de vie et des écosystèmes. Il nous rappelle que l’humanité n’est pas une entité séparée et dominante, mais une partie intégrante de la toile complexe de la vie. La santé de nos écosystèmes, des forêts aux océans, est inextricablement liée à notre propre santé et bien-être.
De nombreux citoyens aspirent à créer des communautés autonomes, centrées sur l’écologie et intergénérationnelles, où l’on privilégie l’autosuffisance alimentaire et énergétique, et où les valeurs de solidarité, de coopération, et de respect de l’environnement occupent une place centrale.
Ces initiatives ne sont ni marginales ni utopiques. Elles émergent déjà dans de nombreuses régions, démontrant qu’il est possible de vivre autrement, de se libérer de la course effrénée à la consommation, et de réinventer des liens sociaux plus humains et authentiques. Ces communautés ne cherchent pas à s’isoler du monde, mais à offrir un modèle alternatif, une issue face à un système qui nous conduit droit à la catastrophe.
Nous avons la responsabilité morale de laisser un monde vivable aux générations futures. Le modèle actuel de consommation effrénée et de destruction environnementale compromet leur avenir. En intégrant l’écocentrisme et dans nos décisions politiques et économiques, nous nous assurons de préserver les ressources naturelles et de maintenir la diversité biologique nécessaire à la résilience de notre planète.
Réponse aux Crises Environnementales
Intégrer le « séparatisme écologique » dans la Constitution ou les lois d’un État représente un défi, mais cela pourrait se concrétiser en encadrant légalement ces initiatives écocentrées et autonomes tout en garantissant un équilibre entre l’autonomie de ces communautés et les principes républicains fondamentaux. Une première étape serait de reconnaître formellement, dans la Constitution, l’existence des communautés écologiques autonomes.
Cela leur permettrait d’être encadrées légalement tout en veillant à ce qu’elles respectent certains principes fondamentaux. Pour éviter les conflits avec les lois nationales, un cadre d’autonomie territoriale pourrait être envisagé, à l’instar des statuts spéciaux accordés à certaines régions ou communautés (comme c’est le cas pour certains territoires ultra-marins ou minorités indigènes). Ces territoires bénéficieraient d’une gouvernance décentralisée, tout en étant soumis à des critères constitutionnels précis.
Les Territoires Écologiques Autonomes (TEA) seraient des zones géographiques où les principes d’autogestion écologique et de durabilité seraient appliqués. Ces territoires jouiraient d’une autonomie renforcée dans les domaines de l’économie locale, de l’agriculture, de l’énergie et des services communautaires, tout en respectant les lois nationales essentielles.
Conclusion
Il est temps de réévaluer notre place dans le monde. L’écocentrisme n’est pas seulement un idéal noble, c’est un impératif pour la survie de notre espèce et pour l’avenir des générations futures. En adoptant ces perspectives, nous pouvons bâtir un monde où la nature et l’humanité coexistent harmonieusement, garantissant un avenir durable et prospère pour tous.
Engageons-nous dès aujourd’hui à respecter et à protéger la diversité de la vie sur notre planète. Pour nous-mêmes, pour nos enfants, et pour toutes les formes de vie qui partagent cette Terre avec nous.
Sources :
· Murray Bookchin : Dans The Ecology of Freedom, il explore les concepts de démocratie directe et d’écologie sociale, promouvant des formes d’organisation communautaire alternative.
· Rob Hopkins : Co-fondateur du mouvement des Transition Towns, son livre The Transition Handbook propose des modèles de résilience locale et de durabilité.
· Ivan Illich : Ses travaux sur les sociétés post-industrielles, en particulier dans La Convivialité (titre original : Tools for Conviviality), mettent en avant des modèles de vie plus autonomes et moins dépendants des structures capitalistes.


