
Il faut remettre les choses dans le bon ordre.
Un être humain, avant tout, a des besoins vitaux : manger, boire, se loger. Sans ça, rien d’autre ne tient debout.
Le reste vient après. Y compris la sexualité.
Dans les sociétés antiques déjà, certains philosophes cyniques comme Diogène utilisaient la provocation (en se masturbant en place public par exemple) pour rappeler une évidence : nous perdons vite de vue ce qui est essentiel quand nous sommes obsédés par les normes sociales, les désirs ou les plaisirs immédiats.
Aujourd’hui, on assiste à une hypersexualisation constante de l’espace public et du numérique. Le corps est un produit, le désir un marché, et l’attention est une devenue monnaie.
Des plateformes comme OnlyFans ou l’industrie pornographique ne sont qu’un symptôme parmi d’autres d’un système où la sexualité est sur-exposée, standardisée, et souvent détachée de toute réflexion sur la dignité humaine.
La question n’est pas de nier la sexualité. Elle fait partie de l’humain.
Mais de se demander pourquoi elle occupe une place aussi centrale dans des sociétés qui, par ailleurs, peinent parfois à garantir les besoins les plus élémentaires.
À un moment, il faut se demander : qu’est-ce qu’on met au centre de notre attention collective ?


